Un mouvement

Le concept de souveraineté alimentaire a été discuté publiquement pour la première fois en 1996 lors du Sommet mondial de l'alimentation, organisé par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), et reçoit de plus en plus d'appuis dans le monde.

Depuis, des milliers d'organisations de la société civile de par le monde militent en faveur de la souveraineté alimentaire, qu'elles soient d'Amérique, d'Asie, d'Afrique, de l'Europe ou de l'Océanie. En marge des grandes assemblées de la FAO qui ont lieu à quelques années d'intervale, ces organisations se rencontrent au sein d'un réseau mondial pour la souveraineté alimentaire.

Voici quelques exemples de déclarations proposées et convenues par des organisations de la société civile :

Déclaration de la Havane, 2001 (signée par 400 délégués d'organisations de plus de 60 pays

Déclaration de Katmandou 2002, (signée par 120 délégués d'organisations de 13 pays d'Asie)

Déclaration de Beijing, 2004 (signée par des délégués d'organisations de 15 pays d'Asie)

Déclaration de Bamako 2006 (signée par des organisations d’Afrique)

  • Déclaration de Nyéléni 2007 (signées par les délégués d'organisations de 80 pays)

Déclaration de Lublin 2007 (signée par 40 délégués d'organisations de 9 pays d'Europe et d'Afrique)
 

Déclaration du Forum des peuples pour la souveraineté alimentaire, Rome, 2009 (642 délégués d'organisations de 93 pays)

La souveraineté alimentaire portée par des parlementaires

Avec la poussée de fièvre de la faim dans le monde en 2008, de très nombreux hommes et femmes politiques ou spécialistes embrassent dorénavant la souveraineté alimentaire comme remède à l'insécurité alimentaire et à la malbouffe dans le monde.

Olivier De Schutter

Dès son premier rapport de mission à l'OMC, le professeur De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, avertit les pays du monde que plus de libéralisme contribuera davantage à la faim. Il y exorte les pays du monde à ne pas laisser leur souveraineté alimentaire et leur sécurité alimentaire dans les mains du commerce international mais plutôt à soutenir et protéger leurs producteurs agricoles et leur marché domestique.« Les États […] doivent conserver la liberté d’adopter des mesures qui protègent les marchés locaux de la volatilité des prix sur les marchés internationaux. […] il est essentiel que les États disposent de toute la souplesse nécessaire pour protéger leurs marchés contre les brusques flambées d’importations. Les programmes de gestion de l’offre ainsi que d’autres mécanismes d’organisation des marchés ont dans cette perspective un rôle important à jouer. »

Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’Organisation des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, extraits de Le Cycle de Doha n’empêchera pas une autre crise alimentaire, Résumé du rapport de mission auprès de l’Organisation mondiale du commerce présenté au Conseil des droits de l’homme, Genève, mars 2009

Le Parlement Européen et plusieurs pays Latino-Américains

Au cœur de cette crise alimentaire, le Parlement Européen convient aussi d'une résolution adoptée le 22 mai 2008, dans laquelle il défend le droit des États à leur souveraineté et sécurité alimentaire. Une semaine auparavant (le 17 mai 2008), les présidents de 12 pays Latino-Américains conviennent aussi de la déclaration «Foods for life» dans laquelle ils affirment également le droit des pays à leur souveraineté et sécurité alimentaire.

Bill Clinton devant l'ONU

 

« Nous devons admettre que depuis trente ans nous avons fait fausse route. Tous les gouvernements, incluant le mien quand j’étais président, nous avons fait fausse route! Nous avions tort de considérer les aliments comme n’importe quel autre produit du commerce international. […] Il restera toujours un marché global pour le blé, le riz et probablement pour le maïs. Mais à long terme, nous devons retourner à une politique d’autosuffisance agricole maximale… »
Bill Clinton, extraits d’un discours prononcé lors des cérémonies de la Journée mondiale de l’alimentation, New York, 23 octobre 2008.

Comité économique et social Européen

« Les denrées alimentaires en général et le lait en particulier, sont trop importants pour le bien-être des citoyens; on ne peut les soumettre aux caprices d’un système de marché libre et non réglementé. »

« Par ailleurs, le commerce de détail a connu une concentration croissante qui lui a accordé un pouvoir de négociation sans précédent. Ainsi, les agriculteurs ont-ils perdu la capacité de fixer les prix, devenant des « preneurs de prix ». De l’avis du CESE, le fait d’augmenter les quotas pour les abolir finalement, sans tenir compte de la demande, est incompatible avec l’ambition de l’Union européenne de développer un modèle d’agriculture durable et de garantir le maintien de la production laitière. »

Comité économique et social européen (CESE), extraits du communiqué annonçant la publication de son avis sur la future stratégie pour le secteur laitier européen pour la période 2010 – 2015 et au-delà, 18 février 2010.

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